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1/ Une Etude Détaillée des Risques sur un lieu déjà construit est une première
De ce fait est une première la comparaison avec des zones dites 'témoins' et une étude des transferts en étudiant les gaz du sol (où aucune valeur officielle n'est publiée à ce jour).
Les incertitudes qui en résultent sont grandes principalement du fait de ne baser les études que sur un seul prélèvement, alors que les concentrations de substances peuvent subir des fluctuations saisonnières importantes.
2/ Les incertitudes concernant la composition de la nappe, de la terre et de l'air restent globalement impressionnantes
Parmi les 427 substances utilisées par Kodak uniquement 32 ont un classement pour leurs caractères cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, les autres substances ne font l'objet, dans l'état actuel des connaissances, d'aucun classement. De plus l'interaction des polluants ne peut pas être estimée car aucune étude épidémiologique n'aborde cet aspect.
On ne trouve que ce que l'on cherche et sur les 427 molécules utilisées par Kodak, seules 17 sont recherchées dans l'air ambiant, 46 dans l'eau et 44 dans les sols. Les difficultés rencontrées par Kodak pour faire analyser plus de molécules sont importantes : analyses non-standards et temps impartis pour cette étude trop court (EDR de 12 mois).
Nous rappelons que les tests de génotoxicité globaux sur terre et eau, réclamés des le départ par le C.V.F., étaient des analyses qui pouvaient pallier ces manques, et pouvaient donner une réponse à nos questions premières : les cancers d'enfants sont-ils liés à la friche industrielle, y-a-t-il un risque à vivre sur ou à côté d'une friche industrielle comme celle de Kodak?
3/ Les incertitudes concernant les lieux d'investigation
Aucun lieu d'habitation des enfants qui ont été atteints de cancer n'a été étudié
4/ Les voies de transferts n'ont pas été étudiées
Il est à rappeler que les zones polluées connues à ce jour sont :
- les zones de stockages
- les zones de rectification des solvants usagés
- les zones de fabrication, où des tonnages importants de produits étaient manipulés chaque année (bâtiment M) vers le PZ1 où se trouve l'école.
Des substances cancérogènes sont retrouvées dans la nappe, en revanche peu de molécules sont retrouvées dans les gaz du sol ou l'air ambiant aux mêmes endroits. Un raccourci rapide peut permettre d'en conclure que la nappe est confinée… Ce qui n'est sans doute pas exact quand la nappe monte.
Par ailleurs, il a été démontré que les gaz de la nappe sont attirés sous les constructions (migration unidimensionnelle des vapeurs en provenance du sol et des eaux souterraines par diffusion et convection) atteignant l'intérieur des bâtiments par les fissures entre dalles de sol et les murs et fondations des bâtiments, constituant alors des voies de transferts 'privilégiés'.
Si nous nous en tenons aux résultats qui ressortent de cette étude :
- soit nous avons à faire à des problèmes liés à la méthodologie et aux analyses
- soit les voies de transferts n'ont pas été étudiées correctement.
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