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La rentrée scolaire 2001-2002 approche sans avancée tangible, nous répétons donc par voie de presse, nos demandes à l'Institut de Veille Sanitaire :
1. Recenser les cas d'enfants ayant pu être hospitalisé dans un service de cancérologie pédiatrique grâce à la liste établie par la mairie (à laquelle il conviendra d'ajouter la liste des enfants ayant fréquenté les deux crèches du quartier).
- M. le Maire a fait établir une liste des enfants nés (ou domiciliés à la naissance ) dans le quartier depuis 1990. Cette liste, ajoutée à celle des enfants qui ont fréquenté l'école depuis son ouverture, et à celle des enfants ayant fréquenté les crèches du quartier devait être comparée aux liste des enfants suivis dans les services de cancérologie pédiatrique de toute la France.
Le comité scientifique remet cette recherche à une date ultérieure.
Nous ne saurons donc pas, à court terme, si d'autres cas d'enfants atteints de cancers (tumeurs solides) sont à déplorer dans notre quartier.
2. Effectuer des tests de génotoxicité dans les terres de l'école mais surtout dans les caves en terre battue des immeubles des familles touchées
3. Missionner l'équipe de M. Ogé (directeur du CRESAL/CNRS), spécialisée dans l'histoire des friches industrielles, pour fournir au comité de suivi l'histoire du site, des produits chimiques utilisés, des accidents, etc. y compris les données sur le sous-sol le mouvement des eaux souterraines, etc.
4. Expertiser la nappe phréatique.
Nous informons donc la presse, après en avoir informé le comité scientifique qu'il nous semble urgent d'étudier de façon approfondie (mouvements, débits, analyses…) les eaux souterraines de la nappe du Soissonnais.
Au vu des quantités massives d'eau prélevées et la nature des effluents rejetées par Kodak il nous apparaît nécessaire de vérifier si :
- Des variations (remontée depuis la fin de Kodak) du niveau de la nappe phréatique se seraient produites. Nous savons qu'une entreprise riveraine a récemment subi des inondations en sous sol (niveau -3). Ces variations pourraient avoir mis en contact des sols pollués avec cette nappe sur l'ensemble du site élargi, induisant des remontées par capillarité dans les sous-sols et caves d'immeubles anciens (souvent en terre battue).
- Des pollutions directes par débordement des collecteurs ou des égouts (ou autres causes) auraient pu se produire et polluer les zones riveraines durant la longue exploitation de l'usine Kodak.
Nous précisons qu'il ne s'agit pas de l'eau de consommation quotidienne mais d'une nappe phréatique qui couvre tout le quartier et une partie du bois.
5. Etudier de façon approfondie les lieux et habitudes de vie des familles concernées.
- Aucune décision n'a été prise concernant les lieux de résidence des familles des enfants touchés.
Nous avions demandé que ces bâtiments soient expertisés de toute urgence, notamment l'air et le sol des caves en terre battue.

Nous rappelons que, en mai 2000 la conclusion du rapport du comité de cinq experts était la suivante :
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