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1
L'anomalie essentielle à prendre en compte est le regroupement de 5 cas de cancer
chez des enfants d'environ 4 ans, survenus entre 1995 et 2001, dont 4 cas pour les
quatre dernières années.
2
Il est urgent de rechercher s'il y a d'autres enfants ayant été atteints de cancer
et ayant habité, ou dont les parents ont habité le quartier Kodak-Vicennes. La
simple consultation du registre national des leucémies des enfants est insuffisante,
et un protocole d'étude doit être présenté et discuté avec le collectif et ses experts.
3
L'étude des 5 cas montre que le point commun n'est pas la fréquentation de l'école
mais la résidence des parents, pendant la grossesse de la mère et dans les premières
années de l'enfant, à proximité du site Kodak. Ce point rejoint l'observation faite
que l'école ne peut être le point de contamination dans la majorité des cas, compte tenu
des temps de latence des cancers.
Il en découle qu'une expertise soigneuse des bâtiments et des sols accessibles doit
être effectuée sur l'ensemble du site pour repérer les lieux où les sols de l'ex-usine
pourraient générer des émanations de produits toxiques. Le collectif demande à désigner
au moins l'un des experts en bâtiment qui seront chargés de cette tâche.
4
Parallèlement les mêmes experts devront rendre un avis sur les bâtiments où ont vécu
la mère pendant la grossesse et l'enfant. D'autres experts -en toxicologie- devront dans
chaque cas étudier les habitudes de vie et de jeu et toutes les expositions possibles
des parents et des enfants considérés. Les protocoles de toutes ces études devront
être soumis pour avis à un comité restreint d'experts désignés par le collectif.
5
S'il apparaît, sur l'ensemble du site et ses abords, des zones suspectes, il devra
être procédé à des analyses de produits toxiques dans l'air et dans les sols. L'étude
d'une éventuelle radioactivité devra être étendue à toutes les zones suspectes.
6
Des tests de génotoxicité (test d'Ames et test des micronoyaux) devront être entrepris
sur les solutions d'extraits des sols suspects par un solvant approprié.
7
Concernant les bâtiments où ont vécu mère et enfants, et leurs abords immédiats,
une enquête devra être menée sur les cas de cancers survenus dans ces immeubles
dans les 25 dernières années. L'éventualité d'une enquête épidémiologique plus
large devra être étudiée et un avis motivé donné au collectif dans les 2 mois
à venir.
8
Concernant les familles dont un enfant a été atteint de cancer, il serait souhaitable
que les autorités responsables leur propose -à leur convenance- toute analyse qui
pourrait être jugée nécessaire concernant la fratrie des enfants atteints.
9
Le collectif demande à être tenu au courant de l'avancement des études par des
réunions régulières avec les pouvoirs publics.
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