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Etudes menées sur l’ex-site Kodak – janvier 2008
 

La nappe phréatique, sous l’ex-site Kodak est représentative d’une pollution industrielle et sa composition exacte est loin d’être connue.
D’une part, des substances dont certaines sont des cancérogènes primaires sont présents sous le site et malgré le fait que la nappe phréatique soit particulièrement basse, des transferts gazeux de la nappe vers les lieux de vie sont observés :

  • certaines substances spécifiques au quartier Sud sont retrouvées dans l’eau, les gaz du sol et l’air ambiant,
  • certaines substances non spécifiques au quartier Sud sont retrouvées dans l’eau, les gaz du sol et l’air ambiant, la valeur ajoutée est parfois difficile à évaluer, mais s’observe très nettement, comme après les travaux d’isolation faits dans les bâtiments UFG, de part l’arrêt des transferts gazeux sur cette zone.

L’augmentation des transferts gazeux est liée à la hauteur de la nappe, la prévention serait d’agir au plus vite. Les risques liés aux inondations et aux remontées des nappes phréatiques sont largement évoqués et documentés par les Préfectures, le BRGM…Mais on ne parle pas des risques qui sont en plus liés à la composition des nappes. Des personnes habitent, travaillent, vont à l’école sur cette zone et il est impossible d’exclure le fait qu’elles pourront, à plus ou moins long terme, être exposées à ces polluants cancérogènes.

D’autre part, les substances Kodak non analysées par manque de données toxicologiques, par manque d’étalon, de temps, les contradictions entre différentes méthodes analytiques ne peuvent que laisser penser que les analyses qualitatives sont trop limitées et que certaines molécules ne sont pas analysées, actuellement personne ne peut s’avancer sur l’effective non dangerosité de ce que l’on peut respirer sur cette zone.

Le principe de précaution en l’état des connaissances actuelles médicales, techniques et analytiques devrait prévaloir dans ce dossier : la seule véritable action positive et surtout définitive serait de dépolluer la nappe sans attendre.

Rappel du bilan intermédiaire au 5 juin 2006
 

Conclusion sur les premiers 18 mois de surveillance

En étant optimiste on pouvait espérer que les opérations de surveillance permettraient de combler, au moins partiellement, les lacunes des études EDR et Pré- EDR (rf notre texte d’octobre 2003). En fait c’est l’inverse qui se produit puisque ces études dévoilent, plus encore que par le passé, les incohérences dans l’espace et dans le temps pour les mêmes types d’analyse, et dans les comparaisons entre différents types d’analyses Tout au plus cette « surveillance » vient-elle confirmer la progression vers un élargissement à tout le site de la dégradation du trichloroéthylène en cis 1-2 dichloroéthylène puis en chlorure de vinyle, donc une extension d’Ouest en Est des zones susceptibles d’être polluées par ce cancérogène gazeux. De l’EDR on pouvait déduire une certitude sur l’existence de réserves souterraines de polluants pouvant entraîner un risque de cancer, mais il restait une interrogation sur les modalités de transfert des polluants depuis la nappe jusqu’aux lieux de vie. Après six opérations de surveillance il faut constater que, non seulement on n’a pas avancé sur cette question des transferts mais que la confusion est encore plus grande qu’après l’EDR, en raison des incohérences dans les résultats.

En conclusion cette nappe polluée est incontrôlable, difficile à cerner et les transferts ne sont pas connus sous cette zone construite où le niveau de la nappe peut remonter avec la fréquence des pluies. Des personnes habitent, travaillent, vont à l’école sur cette zone et il est impossible d’exclure le fait qu’elles pourront être exposées à des polluants cancérogènes à plus ou moins long terme. La surveillance n’a plus lieu d’être dans sa version actuelle. La seule véritable action positive serait de dépolluer la nappe au plus vite, sans attendre de futurs problèmes. La ville de Sevran et la société Kodak ont fait un travail exemplaire sur l’ancien site industriel Kodak/Sevran. La même chose est possible sur Vincennes.

 
Documents au format word
 
Demande de dépollution - Courrier au Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables (21 février 2008)
Commentaires sur les études menées sur l’ex-site Kodak à Vincennes (janvier 2008)
Commentaires sur les premiers 18 mois de Surveillance (5 juin 2006)
Commentaires sur un texte de synthèse du Comité Scientifique sur les études menées et ses avis de juin 2001 à décembre 2005
 
 
 
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