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Janvier 2008 Une pétition de soutien à Véronique Lapides présidente du Collectif Vigilance Franklin
est en ligne sur le site de la fondation sciences citoyennes :
http://sciencescitoyennes.org
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Si lors de la vente du site Kodak, un diagnostique (sols et eaux de la nappe) avait été fait, il est peu probable que les autorités aient laissé installer une école maternelle, des habitations et des bureaux sur cet emplacement.
Pourquoi devoir subir les négligences du passé ?
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Rappel des faits :
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En 1999, suite à l’apparition de cancers infantiles rares sur l’ex-site de l’usine Kodak à Vincennes, des alertes sanitaires successives sont lancées, sans succès par la directrice de l’Ecole maternelle Franklin Roosevelt auprès de sa hiérarchie, puis par le toxicologue Henri Pezerat (CNRS) auprès des autorités. Une enquête succincte conclut que seul le hasard est en cause.
C’est en 2001 face au recensement dans l’école d’un nouveau cas de cancer d’enfant que les habitants du quartier regroupés au sein du Collectif Vigilance Franklin (CVF) se sont mobilisés. Ce mouvement citoyen d’alerte regroupant plus de trois cents familles et soutenu scientifiquement par Henri Pezerat est rendu public par les médias. Le Préfet met en place un comité de suivi, incluant le CVF et un comité scientifique. Les études environnementales, menées par Kodak, ont montré une pollution importante des terres et de la nappe phréatique notamment par des composés chlorés, dont certains sont cancérogènes.
Aujourd’hui, aucune mesure de dépollution du site n’a été entreprise.
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Pourquoi cette pétition ?
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Le CVF, cosignataire d’un tract qui en juin 2006 mettait en cause la Préfecture du Val-de-Marne et la Mairie de Vincennes sur leurs refus de prendre leurs responsabilités quant à la nécessaire dépollution du site est assigné en justice par le Maire de Vincennes pour diffamation.
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Véronique Lapides, en sa qualité de présidente du Collectif Vigilance Franklin, est donc actuellement mise en examen.
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